vendredi 24 avril 2009

Pékin - Le temple du ciel

Tian Tan, le temple du ciel, se situe au sud-est de la ville. C'est là où l'empereur présidait au sacrifice rituel de la moisson, pour demander aux dieux une récolte favorable. Il effectuait à cette occasion un simulacre de labour (ou de moisson, n'écoutant mon audioguide que d'une oreille distraite) pour rappeler que l'empereur pouvait aussi s'abaisser aux travaux les plus simples, mais dont dépendait la prospérité de tout le pays.

Comme toutes les pagodes rencontrées en Chine, ce temple est construit sans utiliser un seul clou ni de colle. Toute les parties en bois s'encastrent les unes dans les autres, les piliers portent toute la structure et ceci explique la résistance de ces bâtiments à tous les tremblements de terre.
Posted by Picasa

Les paisibles chinois

Scéne aperçue dans une des cours de la cité: une femme dessinant les premières fleurs du printemps. A voirpartout des boutiques d'art et de calligraphie, on se rend compte que nombre de chinois s'adonnent à ce passe-temps paisible, qui leur est propre comme la passion du jardinage est propre aux anglais. Bien sûr les jeunes chinois passent le plus clair de leur temps dans les gigantesques shopping malls qui poussent comme des champignons dans toutes les grandes villes, mais cela rassure quelque peu sur un peuple que l'on essaie parfois de nous faire croire prêts à tout pour prendre leur revanche sur le monde.
Posted by Picasa

Pékin - Cité interdite

La cité interdite était le palais principal des empereurs chinois, ceux qui bien sûr avaient adopté Pékin comme capitale. L'on pourrait rester une journée à se perdre dans le dédale des pagodes. Marquent particulièrement l'aveuglant reflet du soleil sur les tuiles emaillées et les mille et unes intrigues qui s'y nouérent: dans les multiples cours du palais nous sont relatés comment tel empereur séduit par les poémes déclamés par telle concubine en oublia tant ses devoirs de chef que son régne périclita. J'appris à l'occasion qu'un proverbe chinois dit quelque chose comme: "la femme belle est porteuse du désastre", qui se réalisa maintes fois au cours de l'histoire du pays. On pense aussi à Hélène de Troie et se dit que les civilisations sont parfois très proches.
Posted by Picasa

Tian'anmen - Mausolée de Mao

De bon matin j'allai me recueillir sur la dépouille embaumée du grand timonier, père de la révolution, Mao Ze Dong. La visite du mausolée est gratuite, et la file d'attente est longue. Les chinois viennent ici comme en pélerinage religieux, chargés de bouquets de fleurs achetés aux guichets qu'ils déposeront dans la première salle au pied d'une statue à son effigie. On accéde enfin au saint des saints, où repose le corps et où les photographies sont interdites, et l'on ne peut guère s'attarder car les gardes nous font signe de continuer en marcher pour faire entrer ceux qui attendent au dehors.

Même si le régime s'est distancé quelque peu de Mao, il reste un symbole d'unité dans toute la Chine. On trouve toujours facilement les images populaires le peignant entouré de paysans et ouvriers et menant le peuple vers un futur meilleur.
Posted by Picasa

Pékin, le palais d'été

Le palais d'été fut radicalement changé par l'impératrice douairiére Ci Xi, qui s'est élevée au sommet de la hiérarchie depuis son rang de concubine du troisième ordre par une extraordinaire habileté politique. Elle s'arrangea, une fois son mari décédé, pour porter au pouvoir de jeunes empereurs influençables et fut en partie responsable de la chute de la dynastie Qing: en effet, Ci Xi savait vivre, et ne négligeait aucune dépense pour son bon plaisir. Palais construits pour célébrer ses anniversaires, troupe de théatre privée, elle utilisa même des crédits destinés à moderniser la marine nationale afin de se construire une jonque de marbre insubmersible, ceci afin de faire mentir un proverbe chinois qui dit que la mer qui porte le navire peut tout aussi bien le renverser. Pris pour un symbole de la force de l'empire, il ne fallut pas longtemps pour que la leçon de sagesse millénaire se rappelle durement à l'orgueilleuse impératrice.

Il est assez douloureux pour un français de visiter le palais d'été en compagnie d'un chinois, en effet il fut en grande partie détruit par l'alliance franco-anglaise pendant la première guerre de l'opium en 1860. Pas une des plaques accolées à tous les bâtiments du site ne manque de rappeller cet incident, et je passai mon temps à présenter mes plus plates excuses tout en soulignant que si tout cela n'avait été détruit rien n'aurait été reconstruit et préservé aussi bien aujourd'hui. L'argument ne porta pas.
Posted by Picasa

Beijing (Pékin) - Balade dans les parcs

Mon voyage, après quelques semaines passées à Huludao, débute à Pékin, où je passai les premiers jours en compagnie de Jessie (de son vrai prénom Gaojie, les chinois se baptisant de prénoms occidentaux pour aider les étrangers à s'y retrouver), étudiante en architecture qui fut tout comme moi assistante des ateliers d'urbanisme. Ci-joint quelques images du parc Yingshan, d'où l'on a une bonne vue de la ville, et le parc de Beihai, littéralement "mer du nord".






Du temps de l'empire, les parcs étaient réservés au loisir de la famille impériale, c'est avec l'avénement de la République de Chine en 1911 puis la République populaire de Chine en 1949 que les bâtiments de l'empire furent peu à peu ouverts au public. Aujourd'hui seule la partie sud du parc de Beihai est réservée aux cadres du gouvernement.


On ne se doute pas, à goûter la tranquilité des lieux, que c'est à un arbre du parc Yingshan que s'est pendu le dernier empereur Ming, après avoir tué son épouse, ses concubines et ses enfants.

jeudi 23 avril 2009

Un barbare en Chine

J'ai créé ce blog pour faire partager à ma famille et mes amis les deux mois de voyage que j'ai passés en Chine. Agrémenté de photographies et d'anecdotes, j'espère qu'il réussira à mieux faire connaître ce pays et ses habitants.